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Le SRAV pour former les cyclistes de demain

Le vélo s’impose comme un mode de déplacement à part entière du quotidien. Pour une circulation apaisée et sécurisée, il est important de former au plus vite les cyclistes de demain, via le SRAV afin qu’ils intègrent dès leur plus jeune âge les bonnes pratiques.

Adopté en janvier 2018 par le Comité interministériel de la sécurité routière, le programme Savoir rouler à Vélo (SRAV) s’est fixé un objectif bien défini : former 850 000 enfants de 6 à 11 ans à la pratique du vélo pour leur permettre de circuler à vélo en autonomie et en sécurité. Un beau projet pas toujours facile à mettre en place sur le plan financier.

Former a un coût

« Former des enfants a un coût », remarque Julien Rebuffet, directeur du Syndicat National des Moniteurs Français. « Les moniteurs sont des professionnels qu’il faut rémunérer, sans compter le matériel nécessaire à la formation et les déplacements que cela occasionne, surtout dans les zones rurales. Pour certaines communes, ça coince. » Il existe bien un programme de financement « Génération Vélo », de 21 millions éligible aux certificats d’économie d’énergie (CEE) pour soutenir le déploiement du programme SRAV. Mais cela n’est pas toujours suffisant !

De vraies méthodes d’apprentissage

Car apprendre à se déplacer à vélo, cela prend du temps. « Pendant longtemps, ce sont les parents qui apprenaient à leurs enfants à faire du vélo, remarque Julien Rebuffet. Mais aujourd’hui, faute de temps ou d’envie, de moins en moins d’enfants savent faire du vélo en arrivant au primaire. » D’autant que le directeur du syndicat des MCF insiste sur le fait qu’il faut proscrire à tout prix les petites roues. « Dans nos écoles, on apprend aux enfants dès 2 ans l’équilibre sur un deux roues grâce aux draisiennes » poursuit Julien.

Un apprentissage pour tous

Mais cela a un coût que toutes les familles ne peuvent pas assumer. D’où la nécessité de développer le SRAV sur les temps scolaire et périscolaire. Cela permettra à tous les jeunes d’une classe d’âge de bénéficier à égalité de cet apprentissage. Car c’est en formant les enfants à la bicyclette dès le plus jeune âge qu’on va les inscrire durablement dans la pratique du vélo.

Une formation en trois temps

Le programme SRAV se compose de trois blocs et comprend 10 heures minimum de formation. L’objectif est de rendre les enfants autonomes afin qu’ils puissent venir au collège à vélo. Le premier bloc,
dit savoir pédaler, concerne la maîtrise du vélo : trouver son équilibre, pédaler, freiner, tourner… Une fois cette maîtrise acquise, les enfants apprennent à circuler en respectant les panneaux, en maîtrisant les gestes directionnels (main levée, je m’arrête ; main à droite ou gauche, je tourne) et en respectant les autres cyclistes. Cette deuxième phase s’effectue en milieu fermé pour que le jeune stagiaire assimile le savoir-être. Vient enfin la mise en situation réelle en apprenant à se déplacer sur la route. « Lors de cette phase, le jeune cycliste apprend à élargir son champ de vision afin d’anticiper les dangers » précise Julien Rebuffet.

Une formation globale

Il ne suffit pas de savoir tenir sur un vélo pour être un bon cycliste. Il faut également prendre conscience de son environnement pour cohabiter, en bonne intelligence avec les autres usagers de la route. « Le respect des règles et des autres est essentiel dans le savoir rouler à vélo. Mais nous apprenons également des rudiments de mécanique. Les enfants apprennent à réparer une crevaison et veillent au bon fonctionnement de leurs freins et de la transmission. »

Le vélo pour devenir autonome

Après 10 heures de formation, les enfants sont autonomes. Ils savent se positionner correctement sur la chaussée dans un environnement urbain ou sur des routes de campagne. Cette formation précoce au vélo permet aux enfants d’intégrer les règles de circulation et le Code de la route. Hors cadre familiale, ils ne se laissent pas influencer par les libertés que prennent leurs parents avec le Code de la route. De plus, en devenant autonome, l’enfant aura envie de pédaler quotidiennement. Et un enfant à vélo pratique une activité physique minimale comme le préconise l’OMS.

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