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VAE à 25 km/h, bientôt une assurance obligatoire ?

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Amis cyclistes, possesseurs de VAE, la commission européenne nous prépare un coup de Trafalgar ! La Commission européenne a décidé que les VAE assistés jusqu’à 25 km/h, devaient être couverts par une assurance au tiers comme tous véhicules à moteur.

Certes, actuellement, cette décision, n’est encore qu’une proposition de règlement statutaire qui doit encore être validée par le Parlement européen et le Conseil. Quoi qu’il en soit, cette décision va à l’encontre des règlementations en vigueur jusqu’à présent dans la plupart des pays européens qui considèrent les VAE comme des bicyclettes ordinaires. Pourtant, L’ECF, ainsi que des partenaires de l’industrie du vélo et du vélo électrique, ont fait pression sur la Commission pour qu’elle établisse une distinction claire entre un véhicule automobile et un vélo électrique, afin d’être dans la lignée des législations européennes et nationales déjà existantes afin de ne pas obliger les utilisateurs de VAE à souscrire une assurance. Mais jusqu’à présent la Commission semble bien faire la sourde oreille en considérant encore et toujours la bicyclette électrique comme un véhicule motorisé. Le lobby des assurances serait-il plus fort que celui de l’industrie du cycle ?

Si cette décision devait être adoptée, elle placerait des millions d’utilisateurs réguliers de VAE dans l’illégalité la plus complète. Si cette proposition devait devenir une loi, cela découragerait des millions de citoyens européens d’utiliser un vélo électrique. Et surtout, cela viendrait réduire à zéro tous les efforts et les investissements de plusieurs états membres en vue de développer la mobilité durable.
Cette proposition est d’autant plus ubuesque qu’elle imposerait donc aux propriétaires de VAE de souscrire une assurance au tiers, comme un automobiliste, alors qu’un cycliste roulant à 25 km/h, voire plus, sur un vélo musculaire pourrait continuer à rouler sans ! Les acheteurs de VAE n’achètent pas un tel produit pour la vitesse mais pour le confort de pédalage et la possibilité pour eux de ne pas arriver dégoulinant au bureau. Et les municipalités les encouragent avec l’octroi de primes à l’achat histoire de désengorger les centre-ville. Bref, avec cette décision, la Commission marche sur la tête. Espérons que les Etats Européens et les lobby en faveurs du vélo puissent lui faire entendre raison !

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