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Chaleur et pollution, la bonne conduite à vélo

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Face à la hausse des températures et du niveau de pollution dans les grandes villes de France, certains cyclistes pourraient être tentés de renoncer au vélo afin de ne pas arriver suant et puant au bureau et de peur d’ inhaler un maximum de particules fines. Pourtant, en adaptant son pilotage aux conditions météorologiques, le vélo constitue de loin le meilleur moyen de déplacement urbain. Encore faut il adopter les bonnes pratiques ! Voici donc quelques conseils pour circuler à vélo en ville par ces fortes chaleurs.

Rouler à la fraiche

L’idéal, si vous en avez la possibilité, c’est de partir tôt le matin quand les températures n’ont pas encore atteint leur paroxysme. Le soir, en sortant du boulot, difficile d’être à la fraîche, le bitume et les pierres d’immeubles renvoyant la chaleur. Pensez lors à prendre une bouteille d’eau et profitez des pauses aux feux rouge pour boire et humidifier bras et nuque.

Réduire la vitesse

Cela parait une évidence mais pour ne pas avoir trop chaud, il faut réduire sa cadence de pédalage. Inutile d’appuyer sur les pédales comme un bourrin. Mieux vaut adopter un rythme plus calme qui ne fait pas immédiatement monter la température corporelle. De plus, l’organisme ayant déjà fort à faire pour réguler la température corporelle, ce n’est pas les muscles qui sont alimentés en flux sanguin en priorité. Donc il faut les préserver pour arriver à bon port.

Ne pas être en hyperventilation

En réduisant votre vitesse, vous éviterez également de vous retrouver en situation d’hyperventilation. En effet, lorsqu’on hyperventile, on absorbe une plus grande quantité d’air et donc de particules nocives et autres polluants. Donc lors d’un pic de pollution, on adopte un rythme de pédalage qui n’induise pas d’élévation du rythme cardiaque et d’apport supplémentaire en oxygène. On roule cool !

Privilégier les rues à l’ombre

Ce n’est pas toujours évident, mais il ne faut pas hésiter à modifier son itinéraire en privilégiant les rues à l’ombre et où le trafic n’est pas trop important. Là encore, c’est pour ne pas entrer en surchauffe et éviter les artères les plus polluées de la ville.

S’arrêter aux feux rouges pour faire baisser la pression

S’arrêter aux feux rouges devrait être une évidence, en respect du code de la route. Mais si cela est trop rarement respecté par les cyclistes, cette période de canicule est l’occasion de prendre de bons réflexes. En s’arrêtant au feu, on peut souffler, s’hydrater, et faire baisser la température corporelle. Si le SAS vélo est en plein cagnard alors qu’il y a une zone d’ombre légèrement en amont, restez à l’ombre !

Eviter de coller de trop près les voitures climatisées

Ce n’est pas toujours facile, mais à l’arrêt, on évitera de se coller à une voiture qui fait marcher la clim’. C’est étonnant la source de chaleur que cela dégage tout autour.

Masque anti-pollution ou pas ?

Cela donne bonne conscience, mais plusieurs études ont mis en évidence leur efficacité limitée. De plus, le port d’un masque anti-pollution pousse généralement à l’hyperventilation, le cycliste effectuant un effort plus grand pour inspirer l’air. Si le masque est de mauvaise qualité ou mal adapté, c’est plus de polluant absorber.

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